1. Sauve ta peau et tes os
Quelles que soient les circonstances tu n’as ni armure ni carapace (juste un casque si tu as été assez malinE pour en mettre un), alors c’est important de savoir anticiper et calmer le jeu en tout temps.

2. Ne prends pas de risque avec l’intégrité physique des autres.
En particulier, les usagers de l’espace urbain les plus faibles (piétons, enfants, personnes âgées)

3. Respecte les autres usagers de l’espace urbain.
Veiller dans la mesure du possible au confort des autres usagers de la route. La notion de sécurité est incomplète sans celle du sentiment de sécurité. Cette notion n’est pas la même pour une personne âgée ou un Yo avec la casquette de travers pire cool traversant un passage piéton respectivement avec une canne ou une trottinette.

4. Prends ta place.
Le cycliste, n’en déplaise à certainEs a une place légitime sur la route (Ta grand-mère faisait du vélo bien avant que la voiture n’encombre les routes = droit d’ancienneté, même si t’as un vélo tout neuf). De plus, depuis quelques années, il y a de plus en plus de cyclistes à Lausanne, signe qu’il s’agit bel est bien d’une réponse crédible au problème croissant du transport urbain et de ses nuisances. Dans la pratique, ce n’est pas une évidence. Certains usagers n’admettent malheureusement pas cette légitimité. Paradoxalement, dans un espace limité, c’est souvent les conducteurs des véhicules les plus encombrant qui admettent le moins la présence de vélos. Le plan d’affectation de la ville de Lausanne prévoit les priorités suivantes en terme de transport urbain (dans l’ordre) :
– Piétons
– Transports publics
– Cyclistes
– Transports motorisés individuels.

L’expérience montre que se faire tout petit sur la route n’est pas un gage de sécurité. Dans certains cas, mieux vaut prendre franchement sa place quitte à « gêner » les autres utilisateurs.
Exemples :
– Dans un giratoire, il est reconnu que la place la moins dangereuse se trouve au milieu de la piste, et c’est légal !
– Dans le même ordre d’idée, dans un passage étroit, si tu estimes qu’il est dangereux de se faire dépasser, sache que cela n’est pas forcément l’avis du conducteur du véhicule qui te suit. Donc, arrange-toi pour qu’il ne puisse pas te dépasser.
– Toujours dans le même ordre d’idée, si un autre usager de la route empiète sur un aménagement cyclable (Sas vélo Pl. Chauderon, bande cyclable p.ex.), fait le lui savoir. En général il n’apprécie pas beaucoup, peut-être même t’expliquera-t-il que « Tu n’as rien compris ! ». Enfin, peu importe. Fais ce que tu as à faire.

5. Dès la nuit tombée, tu luiras de milles feux dans l’obscurité de ce monde.
Il suffit d’avoir conduit une voiture la nuit et d’avoir rencontré un cycliste sans phares pour réaliser l’importance de l’éclairage. L’adage du Coyote : Mieux vaut ressembler à un sapin de noël qu’à une luciole. Même si la législation ne va pas dans ce sens, les lampes à diodes clignotantes permettent de bien différencier les éclairages de cyclistes par rapport au autres sources lumineuses souvent plus puissantes. Deux phares arrières donnent plus de « consistance » au cycliste. Et permettent souvent de mieux évaluer sa distance que s’il n’y a qu’un phare. Un des grands dangers pour le cycliste est de se faire couper la route par un véhicule débouchant de la droite. Ce danger est d’autant plus grand qu’il fait nuit. Un phare clignotant dirigé vers les secteur avant droit du vélo te sauvera peut-être un jour la peau. Les catadioptres sont vraiment efficaces, pas cher légers et fiables. Ils existent aussi sous forme autocollante.

6. Mets un Casque.
(Va faire causette avec un spécialiste en traumatisme cérébral et tout deviendra clair pour toi).
Conseil du Coyote : achète un beau casque que tu aies du plaisir à mettre. Beaucoup de casques satisfont aux exigences de sécurité suisses. La différence entre un casque cher et un casque pas cher réside souvent dans ses possibilités d’ajustement (et donc capacité du casque à tenir sur la tête en cas de choc), son confort, sa ventilation et… son design. Entre Calimero et Alien, il y a une grande gamme de possibilités (Les goûts et les couleurs).

7. Mets un peu d’huile sur ta chaîne.
Contrôle régulièrement l’état de ton vélo ( et des freins !). Ton plaisir à rouler et parfois ta survie en dépendent.

8. Ne te laisse pas faire !
De temps à autre n’hésite pas à dénoncer ton congénère motorisé. Et oui, sujet délicat s’il en est. En fait, il s’agit de choisir :
Si tu estime que la circulation lausannoise s’apparente à une lutte pour la survie, que seul le plus fort ou le plus adapté survit, alors achète un beau 4×4 ou alors fais-toi mouche pour avoir un œil partout.
Si tu penses que le cycliste a le droit d’être là et qu’il doit être respecté (considéré même) alors tu t’es déjà sûrement aperçu que les discours et explications ne suffisent pas toujours à raisonner ceux qui jouent les caïds. C’est le moment d’aller voir le shérif. Trêve de blabla stérile voici une situation concrète :

Par ce beau dimanche ensoleillé, Blaize & Pierre (prénoms fictifs) font un joli petit tour avec de jolis vélos (quel plaisir). Ils s’engouffrent sur la route tortueuse qui plonge dans le vallon de l’Aubonne avant de rejoindre le fief du même nom. Blaize suit son acolyte en laissant environ 40 mètres de distance. C’est alors que surgit une Golf GTI noire verres tintés, surbaissée (le stéréotype quoi). Ladite caisse roule à tombeaux ouverts (au moins deux), les dépasse tout deux en les frôlant littéralement. Profondément choqués et irrités que l’on se permette de mettre leur vie en danger, les deux compères qui n’en sont pas à leurs premiers tours de roue, se mettent en quête d’un poste de police juste pour voir ce que ça donne. 2 voix concordantes + numéro de plaque de l’agresseur + déposition = pas grand chose dans un premier temps.
« D’ailleurs, les vélos, ça reste dehors du poste de police. »
« Comment ? »
« Tous les cycles (ça s’appelle comme ça là-bas) doivent être munis d’un antivol réglementaire » a même dit le monsieur derrière son guichet !!!
Le lendemain matin pendant la lessive : Téléphone de la police à l’un des deux intéressés : On a retrouvé la Golf noire avec le numéro de plaque = plaques volées en début d’année + voiture volée ailleurs + au moins 2 mineurs sans permis (connus de nos services) = Peut-être une bonne secouée, mais à coup sûr quelques inconscients désarmés pour quelques temps au moins. Conclusion de l’histoire : Cette déposition pour un fait assez banal t’a peut-être déjà sauvé la peau cher frère cycliste qui ne te doutes même pas de ce à quoi tu as probablement échappé.

Ce qui peut être considéré comme de la vilaine et pas gentille délation devient un acte civil, responsable et salvateur. Que ceux qui ne comprennent pas veuillent bien laisser pendant un mois leur broum-broum au garage pour faire l’expérience quotidienne du fragile cycliste. Pour résumer : Ne te laisse pas faire, fais valoir tes droits !
Lorsque tu as affaire à un irresponsable qui file après t’avoir frôlé (cas réel), un conducteur de taxi qui t’insulte quand tu lui demandes de te laisser la place dans les sas vélo au feu rouge (cas réel), un inconscient qui téléphone depuis son 4X4 lestement stationné sur une bande cyclable et qui te réponds d’un majeur arrogant alors que le reste de la chaussée est déjà noyé et congestionnée par ces irritants flot de ferraille-retour-à-la-maison (cas réel), un conducteur de bus qui te serre dans un virage et qui t’assure qu’il a laissé un mètre, au moins, n’hésite pas à le signaler à qui-de-droit (police, direction des tl ou autre).

9. Montre les crocs de temps en temps.
Après ce qui précède : Message ambivalent sans doute. Que chacun fasse selon son évolution spirituelle, ou ses tripes d’ailleurs. Beaucoup de moyens peuvent être bons.

10. Attache bien ta monture.
Sinon le retour prendra une autre tournure. La fauche. Voici deux ou trois conseils. Toujours attacher son vélo à quelque chose. Beaucoup de vélos sont équipés de serrages rapides. Ces serrages permettent de démonter une roue et de monter ou descendre la selle sans outil. C’est pratique, mais avec un peu d’expérience, il est possible de faucher les deux roues d’un vélo et sa selle en moins de 20 secondes. Première solution : Attacher les parties du vélo qui s’enlèvent rapidement. Autre solution remplacer les serrages rapides d’origine par des serrages à clé. Il n’est pas inutile d’assurer son vélo contre le vol.

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