Plusieurs centaines de lausannoisEs ont fait le choix de se déplacer à vélo. Ces personnes sont bien sûr confrontées à une topographie assez escarpée, mais aussi à la pollution, à l’encombrement et au bruit occasionné par les autres usagers de la route.

Mais ce n’est pas tout :

Il faut encore compter sur les comportements inconscients de certains conducteurs.
Il y a une différence essentielle entre les cyclistes et la plupart des autres usagers de la route : leur extrême vulnérabilité.
Les cyclistes n’ont pas de carrosserie. La distance qui les sépare des autre usagers de la route est seule garante de leur sécurité. En cas de léger accrochage, c’est directement l’intégrité physique qui est en jeux et pas simplement un peu de tôle froissée. Voilà pourquoi il faut prendre ces incidents très au sérieux et les combattre à tout prix !

Voici une liste non exhaustives de diverses désagréments liés aux déplacements cyclistes.

  • Se faire serrer par un véhicule : Par exemple un bus de transport en commun qui se rabat après (ou plutôt pendant pour être précis !) un dépassement alors que la route se rétrécit, dans un virage à droite juste avant un feu.
  • Obstruction : Se retrouver coincé derrière un pot d’échappement dans une montée et dans l’impossibilité d’avancer parce que l’automobiliste arrêté dans une file devant un feu rouge n’a pas laissé (volontairement ou non) une place pour permettre aux cyclistes de remonter par la droite.
  • Portières ouvertes : Par inadvertance sur la route d’un cycliste. Manifestement , certains conducteurs croient dur comme fer que c’est au cycliste de faire attention. Ça laisse bouche bée.
  • Routes coupées : Par un automobiliste qui vous réponds candidement qu’il ne vous a pas vu ou que vous roulez trop vite ( !?!).
  • Forcing : Une voiture vous colle dans la montée du début de l’Avenue de France pour vous signifier qu’elle aimerait passer (concept du cycliste en tant que modérateur de trafic).
  • Se faire frôler par une camionnette blanche qui passe à 50 km/h à 20 cm de votre épaule parce qu’il veut passer à la phase verte (orange) du feu suivant.
  • Coups de klaxon abusifs. Pas toujours évident de se rendre compte de la puissance d’un klaxon lorsqu’on est confortablement assis dans un voiture climatisée et insonorisée.
  • Nuisances sonores. Est-ce nécessaire de rappeler que le bruit est considéré par les spécialistes de la santé comme étant une véritable pollution. Par d’autres, le bruit est plutôt considéré comme moyen d’affirmation de soi, outil d’expression d’une sensibilité créatrice insoupçonnée, ou symbole de pouvoir. Coup d’accélérateur libidinorugissant pour se retrouver finalement coincé par un feu 20 petits mètres plus loin (Mots-clefs : Momo corse. Remus. Baquet, taille basse, aileron, verre tinté, couleur de chiotte nacrée ; Allé David, Son of… ; pétarade-caca-vroum vroum). Avides de culture : Allez faire un tour sur www.chez.com/jacky/.

 

Attitude à adopter ? Difficile de répondre. Essayer de rattraper le fautif au prochain feu. Seul point absolument positif : cela permet de développer l’explosivité et ça stimule le système cardiovasculaire. Après ça, les issues sont diverses :

  • Après une dizaine de minutes de course effrénée, tu commence à tirer la langue et à sentir tes poumons brûler (attention après un effort, les poumons ont une meilleure réceptivité à l’oxygène mais aussi aux polluants). Bref t’arrives pas à le rattraper. Tant pis. Au moins la petite course t’auras permis de te calmer et ce petit entraînement te permettra peut-être de le rattraper la prochaine fois.
  • Tu rattrapes, lui explique gentiment. Il (elle) est désoléE, admet son erreur. Vous vous quittez avec le sentiment que l’entente sur Terre est encore possible, qu’il y a un espoir pour l’humanité. D’ailleurs les extraterrestres n’arrivent-ils pas bientôt ?
  • Tu rattrapes. Tu lui explique. Il demande si t’as un problème, si tu veux qu’on en discute, bref, pas possible de discuter justement. Là, ou tu escalades ou tu laisses tomber.

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