Nous avons remarqué que la plupart des accidents dont sont victimes les cyclistes n’occasionnent pas de suites. Il arrive que le cycliste soit victime d’insultes, de coups de klaxons, voire de chute et de dommages corporels, il doit même quelque fois séjourner à l’hôpital, mais le cycliste ne porte pas souvent plainte contre son agresseur.
Pourquoi? Souvent car les frais d’avocat sont très élevés en général et le cycliste ne souscrit pas à une protection juridique, ou bien ne veut pas entrer dans un long processus de plainte.
Or cet abandon systématique de poursuite est un manque à gagner pour la protection des cyclistes en général, car moins les cyclistes protestent contre l’attitude dangereuse des autres usagers de la route, moins il y a de chance que ces derniers aient une attention suffisante pour le cycliste.
Au final, un conseil à donner aux cyclistes victimes des aléas de la conduite routière : souscrivez si possible à une protection juridique, elles ne sont pas très onéreuses (environ 8.- CHF/mois, à chercher sur www.comparis.ch) et portez plainte si vous êtes victimes d’un accident. Si vous venez d’être victime d’un accident et que vous ne souscrivez pas à une protection juridique, il est encore possible de faire appel aux « avocats de la route » (www.avocats-route.ch), collectif d’avocats spécialisés dans les altercations routières et qui peuvent se montrer arrangeants avec les coûts de prise en charge, en fonction des circonstances.

Article rédigé par Marine Skolka, le 16 juin 2015.

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